Faire ses courses, rendre visite à ses proches, participer à une activité ou simplement aller prendre un café. Ces gestes du quotidien jouent un rôle important dans le maintien de l’autonomie, du bien-être et des liens sociaux. Pour les personnes dont les déplacements deviennent plus difficiles, le triporteur ou le quadriporteur peut représenter une solution concrète pour préserver leur liberté de mouvement et continuer à participer à la vie de leur communauté.
Avec l’âge, certaines personnes doivent composer avec des limitations physiques qui rendent la marche sur de longues distances plus exigeantes. Selon des données de Statistique Canada présentées par le gouvernement fédéral, les besoins en aides à la mobilité sont particulièrement importants chez les personnes de 65 ans et plus vivant avec une incapacité physique¹.
Lorsque l'on parle de mobilité l’enjeu est de pouvoir continuer à vivre selon ses habitudes : sortir sur un coup de tête, faire un détour ou prolonger une visite, simplement parce qu'on en a envie.
Une mobilité qui évolue avec les besoins
Les besoins en matière de déplacement évoluent au fil du temps, selon les capacités physiques et les habitudes de vie de chacun. Pour certaines personnes, un triporteur ou un quadriporteur permet de parcourir de plus longues distances sans trop se fatiguer. Pour d'autres, il devient une solution pour continuer à se déplacer malgré certaines limitations physiques.
Ces changements peuvent aussi avoir des répercussions sur la vie sociale. Une étude publiée dans le Journal of Aging and Health révèle notamment que les personnes aînées qui cessent de conduire présentent un risque accru d'isolement social². Lorsque les déplacements deviennent plus difficiles, les occasions de voir ses proches et de participer à des activités peuvent se faire plus rares.
L'enjeu est donc de trouver des solutions adaptées à chaque réalité, pour que les difficultés de déplacement ne deviennent pas un obstacle à la vie sociale.
Rester connecté, c'est bien. Se retrouver, c'est mieux.
Les téléphones intelligents, les appels vidéo et les réseaux sociaux permettent de garder le contact avec ses proches. Mais aussi pratiques soient-ils, ces outils ne remplacent pas toujours le plaisir d'une conversation en personne, d'un sourire échangé ou d'un moment partagé. Pour les personnes aînées dont la mobilité est réduite, les triporteurs et les quadriporteurs peuvent faire toute la différence. Aller à la pharmacie, profiter d'un parc ou rejoindre des amis devient possible sans devoir systématiquement compter sur l'aide d'un proche. Au-delà de ces déplacements, c'est aussi une forme de spontanéité qui se retrouve : décider de sortir sur un coup de tête, de faire un détour ou de prolonger une visite, simplement parce qu'on en a envie
Au Québec, les aides à la mobilité motorisées conformes peuvent d'ailleurs circuler, sous certaines conditions, sur les trottoirs, les voies cyclables et certaines chaussées³.
Toutefois, cette liberté de mouvement ne dépend pas uniquement de l'appareil utilisé. Elle repose aussi sur l'accessibilité des commerces, la sécurité des parcours et les aménagements mis en place dans les milieux de vie. Certaines municipalités l'ont bien compris.
Victoriaville : un exemple inspirant
Au Québec, Victoriaville offre un exemple concret d’aménagements favorables aux déplacements des personnes utilisant des triporteurs et des quadriporteurs.
La Ville a mis en place différentes mesures pour faciliter leur circulation, notamment des trajets recommandés, des espaces de stationnement réservés ainsi que des installations permettant de cadenasser et de recharger les appareils.
Ces initiatives rappellent qu'une aide à la mobilité atteint son plein potentiel lorsqu'elle s'inscrit dans un environnement accessible. Posséder un triporteur est une chose; pouvoir circuler de façon sécuritaire et accéder facilement aux commerces, aux services et aux lieux de rencontre en est une autre.
L'expérience de Victoriaville montre ainsi comment les municipalités peuvent contribuer concrètement à l'autonomie de leurs citoyens.
Penser la mobilité, c'est penser à l'inclusion
Un milieu de vie adapté ne se résume pas aux caractéristiques d'un logement. Il doit aussi tenir compte de la façon dont les personnes qui y habitent se déplacent, accèdent aux services et profitent de leur environnement.
Chez Mission Unitaînés, cette réflexion s'inscrit dans une volonté d'offrir aux personnes aînées à faible revenu des logements abordables et des milieux de vie favorisant leur autonomie. Les espaces prévus pour les triporteurs et les quadriporteurs font partie des aménagements qui contribuent à répondre aux besoins de mobilité des résidents.
Comment les milieux de vie peuvent-ils soutenir cette mobilité? Découvrez comment Mission Unitaînés intègre des espaces adaptés aux triporteurs et quadriporteurs dans ses projets résidentiels.
Sources1. Emploi et Développement social Canada, Article 20 : Mobilité personnelle, données relatives aux aides à la mobilité chez les personnes ayant une incapacité physique.2. Qin, W., Xiang, X. et Taylor, H. O. (2020). Driving Cessation and Social Isolation in Older Adults. Journal of Aging and Health, 32(9), 962–971.3. Gouvernement du Québec, Règles pour circuler en fauteuil roulant électrique, en triporteur et en quadriporteur.4. Ville de Victoriaville, informations municipales sur les aides à la mobilité motorisées, les trajets recommandés et les aménagements accessibles.